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Archive for the ‘Environnement’ Category

Au delà du triste bilan humain, l’ouragan Harvey qui a dévasté le « couloir de la chimie » américain est une démonstration à grande échelle de la nécessité d’intégrer le risque climat.

Un risque climat qui frappe aussi aux portes de l’Europe en cette rentrée placée sous le signe du dialogue social et des ODD …

Au delà du triste bilan humain, l’ouragan Harvey qui a dévasté le « couloir de la chimie » américain est une démonstration à grande échelle de la réalité du risque climat – n’en déplaise aux climatosceptiques et au président Trump qui a notifié début août dernier à l’ONU sa décision de sortir des accords de Paris dès que possible, c’est à dire … pas avant novembre 2019.

Après Katrina qui avait frappé en 2005 les populations défavorisées de la Nouvelle-Orléans, c’est en effet les industries pétrolières et chimiques de la côte texane qui ont été désorganisées par Harvey, dont le coût total avoisinerait les 140 Md$ dont 20 Md$ pour les entreprises elles-mêmes, y compris une usine du français Arkema détruite par des explosions.

Ce qui est certain, c’est le peu d’impact dans l’immédiat sur le cours de bourse des entreprises touchées qui ont activé leurs mécanismes de couverture et en raison de craintes de pénuries tirant les prix de vente à la hausse et de spéculation sur les derivatives.

Du pétrole brut et des produits chimiques sont importés d’urgence en Europe par des brokers : une logique de profitabilité à court terme.

De leur côté, les compagnies d’assurance accusent le coup financier, et s’inquiètent de la faiblesse du National Flood Insurance Program (le mécanisme de « Cat’Nat » américain) dont les fonds sont au plus bas depuis Katrina et Sandy, qui paie 400M€ de dollars d’intérêts par an sur sa dette de 25Md$ au trésor américain, et dont l’avenir sera réexaminé cet automne par le congrès. 400 M$ par an qui pourraient être mieux utilisés pour des mesures de prévention des populations et infrastructures, dans un monde qui pourrait bientôt devenir « inassurable » – selon le PDG d’AXA – si la trajectoire 2 degrés n’est pas tenue.

Il est moins certain que les cours de bourse tiennent la route à moyen terme à mesure que les coûts et délais de remise en état opérationnelle seront connus, sans compter les dommages réputationnels et les infrastructures publiques qui devront être reconstruites.

A l’identique ? C’est tout l’enjeu du débat.

Car les « cygnes noirs » – ces événements exceptionnels qui ont une portée dévastatrice et qui sont avant survenance financièrement sous-évalués – reviendront plus nombreux autour du golfe du Mexique et ailleurs : en même temps qu’Harvey survenaient des inondations moins médiatisées mais catastrophiques à Bombay, et qui deviennent chroniques au Népal, Bangladesh, Yémen ou Niger.

Investisseurs et analystes financiers voudront plus que jamais savoir maintenant comment les entreprises mitigeront ces risques dans le futur et le refléter dans leurs évaluations actuelles.

En tous cas les attitudes de déni de la part des entreprises sont de plus en plus attaquées par leurs stakeholders – fait intéressant, souvent sur des bases légales de « fraude » -, comme le pétrolier Exxon mais aussi un assureur australien, et le charbonnier américain Peabody Energy Corp, mis devant la justice avec Exxon, Chevron et Arch Coal par 3 comtés de la côte ouest des Etats-Unis, au motif que leurs émissions de GES ont contribué au réchauffement climatique et que la submersion menace leurs populations côtières.

Et l’Europe ne sera pas épargnée, selon une étude de l’OCDE.

C’est en tous cas le symptôme que le risque climat n’est pas encore vraiment intégré financièrement dans le risque de marché sur les places financières mondiales – et que les recommandations de la Task Force for Financial Disclosure (TCFD) ont encore du chemin à faire (lire nos articles ci-dessous).

Signe des temps cependant, les agences de notation extra-financières – à commencer par l’incontournable Carbon Disclosure Project (CDP) – font évoluer leurs questionnaires pour s’aligner sur la TCFD et pour permettre un meilleur benchmarking sectoriel . Le mouvement est en marche.

C’est une rentrée des classes sous le signe du dialogue pour les entreprises, les investisseurs, et leurs conseils. Dialogue social tout d’abord, avec la réforme par ordonnance du droit du travail français, qui laissera une large place à la négociation plutôt qu’à l’inflation réglementaire – dans l’esprit des lois Auroux de … 1982.

Dans ces discussions, la dimension RSE devra trouver toute sa place car il y va de la crédibilité des pratiques des branches professionnelles et des entreprises vis à vis de leurs salariés et des syndicats.

Dialogue autour des Objectifs de Développement Durable (UN-ODD), autour desquels – au delà de l’inévitable tableau de correspondance entre objectifs RSE – ODD dans les rapports extra-financiers, réflexions et pratiques se développent comme on le verra sans doute au Forum Convergences dès ce lundi 4 septembre qui sera placé sous ce thème pour ses 10 ans, ou de la présentation jeudi 7 septembre du Forum Politique de Haut Niveau sur les ODD par le Comité 21.

Au fond, c’est de plus en plus d’une responsabilité politique de l’entrepreneur dont il s’agit, pour que les acteurs non-étatiques co-construisent leur environnement sans attendre les régulateurs : la durabilité de l’entreprise passe par sa santé économique mais aussi par la façon dont elle opère, et si les 17 Objectifs de développement durable (ODD) sont devenus autant d’enjeux systémiques à l’échelle du monde, ce sont autant d’externalités qui s’accumulent et doivent être traitées dans la co-construction d’un nouvel ordre plutôt que d’être passées en pertes et profil dans les comptes de résultats.

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article_pierre-rabhi

Pierre Rabhi est l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier, La Convergence des consciences (Le Passeur), a été publié fin 2016.

Son rapport à la nature et au vivant est indissociable de son rapport au temps.

Interview de Anne-Sophie Novel

A 78 ans, vous vous dites fatigué et confiez ne pas arriver à lever le pied. Comment vivez-vous ce temps que vous passez à écrire, parler, sensibiliser ?

Disons que je ne tiendrais pas le coup si je n’étais pas engagé dans des enjeux gravissimes (la faim dans le monde, la destruction de l’environnement, etc.). L’humanité est folle et la planète est entre des mains inconscientes… Comme l’a prouvé le scientifique Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain, notre présence sur terre est fort récente et seule l’humanité a su introduire de la dualité dans la réalité terrestre… Tout cela pour des raisons imbéciles, spécieuses, et de surcroît avec des déséquilibres profonds, notamment entre masculin et féminin !

Votre vision n’est pas très optimiste…

L’évolution générale n’est pas bonne, même s’il y a de petits progrès de-ci de-là… Nous sommes capables de toutes sortes de prodiges et de prouesses techniques et technologiques, mais à force de mobiliser notre génie sur la destruction et la mort, nous retournons cette prodigiosité contre nous. La question est de savoir pourquoi nous sommes dans cette contradiction et comment nous nous sommes installés dans cette ornière.

Il s’agit aussi de savoir si nous avons le temps de changer la donne. Comment appréhendez-vous cette question du temps ?

Depuis l’origine de l’humanité, le temps est indexé sur le temps cosmique (les saisons, le rythme du vivant), raison pour laquelle je peux renoncer à beaucoup de choses, sauf à mon jardin, qui me reconnecte à cette temporalité. J’ai aussi appris à m’écouter : revenir à son corps et à sa respiration permet de garder la vraie cadence de la vie.

Le tout consiste à échapper à la frénésie dans laquelle notre société est entrée : quand la logique de profit accélère le temps pour des finalités stupides, la société ne crée plus de joie et l’on recourt aux anxiolytiques pour atténuer notre mal-être. Cette frénésie est presque une épidémie généralisée… On est tombé dans cette anomalie pour gagner du temps, mais cette normalité nous piège maintenant.

Le retour à la terre et la permaculture, dont on parle beaucoup aujourd’hui, nous permettraient donc d’apaiser notre rapport au temps ?

Oui ! Le jardin oblige à la patience, car on ne peut semer aujourd’hui et récolter demain. Certains moyens artificiels accélèrent le processus, mais le vrai temps, celui qui est ponctué par la respiration ou les battements du cœur, est le seul à procurer un sentiment d’éternité. De même, la civilisation agraire imposait un temps différent de celui de la société industrielle dans laquelle les gens acceptent d’être enfermés dans des villes, d’être enfermés toute leur vie dans des boîtes, dans un espace où le soleil se lève et se couche pour rien. C’est à se demander s’il existe une vie avant la mort.

Vous affirmez dans votre livre être convaincu qu’il n’y a pas de changement de société sans profond changement humain, et qu’il nous faut ensemble prendre conscience de notre inconscience. Mais a-t-on le temps d’attendre cette prise de conscience ?

Il y a un moment où chacun de nous est ramené à l’espace de liberté où l’on peut exercer sa spontanéité, sa liberté… C’est pour cette raison que nous avons créé le mouvement Colibris (association fondée en 2007 qui mobilise « pour la construction d’une société écologique et humaine »). Et c’est pour cette raison que j’ai organisé ma vie avec une cohérence de pensée et de conviction, car c’est par l’exemple et la cohérence qu’on arrive à convaincre. Le problème est surtout de savoir si nous sommes capables de changer les choses, de créer un autre espace-temps et de sortir du système esclavagiste qui nous est imposé.

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le-monde

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Valerie Cabanes - Jardins du Palais Royal - 160616

Après un épisode de pollution particulièrement long, le gouvernement a présenté samedi de nouvelles mesures pour améliorer la qualité de l’air.

Mais certains spécialistes de l’environnement pensent que la gravité de la situation nécessite de passer à l’échelon supérieur en créant un crime d’écocide, ou de destruction de l’écosystème.

Pour Valérie Cabanes, juriste en droit international, porte-parole du mouvement End Ecocide on Earth

« Il faut inscrire l’écocide dans le droit pénal international »

Extrait de son interview 

L’écocide, c’est le fait de détruire des biens communs planétaires et des systèmes écologiques vitaux.

Quel est l’intérêt d’inscrire cette notion dans le code pénal et dans le droit pénal international ?

C’est de permettre, par le droit, de poser des limites contraignantes à nos activités industrielles pour garantir la sûreté de la planète. Il s’agit de reconnaître des droits à l’écosystème terre afin qu’il puisse se maintenir dans un état propice à la vie et à l’humanité.

Il faut, face aux menaces climatiques, environnementales et sécuritaires qui pèsent sur notre avenir commun, corréler les droits humains aux droits de la nature afin de pouvoir protéger non seulement les conditions d’existence des populations actuelles, mais aussi celles des populations à venir.

Actuellement, la plupart des accords internationaux comme celui de Paris ne sont pas contraignants ; les gouvernements ne sont pas sommés de stopper leurs subventions aux énergies fossiles. Il n’existe pas non plus d’obligations posées aux multinationales, elles peuvent donc agir en toute impunité.

Inscrire l’écocide dans le droit pénal international permettrait de passer au-dessus de la souveraineté des États au nom d’un intérêt supérieur commun, puisque la compétence de la Cour pénale internationale se veut universelle. Cela ouvre la possibilité de poursuivre des personnes physiques comme des chefs d’État ou des dirigeants d’entreprises et d’influencer ainsi le processus décisionnel.

Aujourd’hui, les amendes au civil ne suffisent plus pour discipliner les choix stratégiques des grands groupes. Ils n’amorcent pas assez rapidement la transition énergétique nécessaire.

En France, nous sommes en avance. Le préjudice écologique est inscrit dans le code civil, on reconnaît donc, sans l’affirmer, le droit à des écosystèmes d’être protégés et restaurés. Et la Charte de l’environnement est adossée à la Constitution.

C’est un levier important pour rappeler à l’État son devoir de protection des populations en lien avec la protection de l’environnement. Enfin, dans le cadre de la loi sur la justice du XXIe siècle, les actions de groupe sont désormais envisageables concernant la santé et l’environnement.

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la-croix

 

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brandi-decarli

Les femmes, moteurs essentiels pour donner naissance à un monde plus durable, plus prospère et plus équitable.

L’éclairage de Brandi DeCarli, diplômée de Berkeley qui vit à San Francisco et est co-fondatrice de “Farm from a box” et “TackleBox Lab”, deux entreprises dans le milieu de l’agriculture durable et des énergies renouvelables.

Alors que tous les regards se tournent vers l’élection présidentielle aux États-Unis, mais aussi vers la nomination du nouveau Secrétaire général des Nations unies, le rôle et la valeur de la gent féminine sont devenus, sans aucune surprise, un sujet de discussion majeur.

Alors que le succès des dirigeantes d’entreprises du monde entier a fait les gros titres de la presse, il est évident que nous sommes à l’aube d’un tournant de taille dans l’histoire.

Nos valeurs écologiques, économiques et politiques sont actuellement remises en question, et la progression collective des femmes marque le dénominateur commun qui les unit toutes.

Les femmes ont réalisé d’importants progrès en termes de représentation politique au cours des 20 dernières années.

Depuis 1995, le pourcentage mondial de femmes siégeant au parlement a pratiquement doublé. Ce chiffre peut sembler impressionnant, mais en réalité, il se traduit toujours par un peu plus de 20 % seulement.

Malgré les réussites politiques d’Angela Merkel ou de Michelle Bachelet, mais également l’importance historique, aux États-Unis, de la nomination d’Hillary Clinton, toute première candidate à la présidentielle, seuls deux pays sur la planète affichent une égale participation des femmes au sein du gouvernement : la Bolivie, qui compte 53 %, et le Rwanda, avec 63 %.

Tandis que les femmes sont toujours nettement sous-représentées sur la scène politique, l’écart entre les sexes au sein du secteur privé est largement à la traîne.

Actuellement, les femmes n’occupent que 4 % des 500 postes de PDG de sociétés de la revue Fortune. En 1995, aucune n’y figurait.

À l’échelle mondiale, elles ne représentent que 24 % des postes de haute direction.

En dépit de ce tableau peu reluisant, elles peuvent toutefois se révéler de puissants moteurs du développement économique.

Maddy Dychtwald, auteur de l’ouvrage « Influence: How Women’s Soaring Economic Power Will Transform Our World for the Better », a constaté que les femmes influençaient aujourd’hui 83 % de l’ensemble des dollars dépensés en achats de consommateurs.

Ce chiffre représente 20 mille milliards de dollars de dépenses annuelles dans le monde. En contribuant activement à combler l’écart en matière de leadership et à reconnaître la puissance économique de la gent féminine, les dirigeants du secteur privé peuvent exploiter l’une des ressources les plus sous-utilisées de talent, d’innovation et de rentabilité.

Les femmes sont les productrices clés du secteur de l’agriculture et les gardiennes écologiques capables de donner naissance à un approvisionnement alimentaire plus durable et plus équitable.

En fournissant plus de la moitié des denrées alimentaires de la planète, elles sont les premières affectées par le changement climatique, mais aussi les plus touchées.

Les variations climatiques, la sécheresse et les ressources limitées réduisent la production agricole et affectent les conditions de vie et de santé des agriculteurs et de leurs familles.

Les barrières auxquelles les agricultrices doivent faire face sont de taille : ne maîtrisant souvent pas le terrain qu’elles cultivent, elles ne bénéficient en outre que d’un accès plus que limité aux technologies intelligentes en faveur du climat, aux moyens financiers, mais également à la formation.

Lorsque l’on évoque les thèmes de l’égalité et de l’inclusion, il s’agit de bien plus que d’obtenir une simple place à la table des négociations.

Il s’agit en effet d’instaurer l’autonomisation et le pouvoir. Accroître ce pouvoir améliore les libertés des individus à agir, à entreprendre ce qui compte à leurs yeux et à atteindre leurs objectifs.

Nous devons transformer le statu quo et créer des communautés inclusives mettant à l’honneur la voix, l’expérience et le savoir-faire des femmes du monde entier afin qu’elles puissent devenir maîtres de leur propre destin.

Pour y parvenir, nous devons leur prêter une oreille attentive, et lancer un débat contextuel plus ouvert nous permettant de mieux comprendre les questions qui se posent et ainsi trouver les solutions les plus adaptées pour y répondre.

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Respect environnementAprès la COP21, il est intéressant de se pencher sur le classement 2014 des pays les plus respectueux de l’environnement.

Une étude conduite par des chercheurs des Universités de Yale et de Columbia compare les performances de 178 pays à partir d’un indice de performance environnementale (IPE) calculé selon 21 indicateurs, comme la pollution de l’air, la biodiversité, la qualité de l’eau, le traitement des eaux usées etc.). Plus l’indice est élevé, plus le pays est performant.

Le Top 10

  1. SUISSE : 87,67   Pour ses politique en faveur de  la dépollution et du recyclage
  2. LUXEMBOURG : 83,29 Grâce à la biodiversité et à l’assainissement de l’eau.
  3. AUSTRALIE :82,40 Qui, menacée par la désertification, a développé une politique pour affronter l’immensité de leur territoire confronté aux aléas de la météo.
  4. SINGAPOUR : 81,78 La ville jardin, la Suisse de l’Asie. Plus de 50% de sa superficie est en espace vert.
  5. REPUBLIQUE TCHEQUE : 81,47 Quand le pays était soviétique et communiste, il figurait parmi les pays les plus pollués d’Europe. L’arrivée dans l’Union européenne a obligé la République Tchèque à faire des efforts considérables. C’est un des pays le plus respectueux des normes européennes.
  6. ALLEMAGNE : 80,47 Le choix stratégique de l’Allemagne de sortir du nucléaire d’ici 2023 et de réduire de 80% à 95% les émissions de gaz à effet de serre en 2050 classe ce pays parmi les premiers en Europe.
  7. ESPAGNE : 79,79 L’éolien est devenu la première source d’électricité du pays avec 21% du total, plus que le nucléaire.
  8. AUTRICHE : 82,40 Le pays se bat pour repousser les centrales nucléaires loin de chez elle. La population est à 95% opposée au nucléaire. Et l’Autriche essaie de se satisfaire des sources d’énergies renouvelables.
  9. SUEDE : 78,09 C’est un bon élève depuis la première conférence climat en 1972. Le renouvelable représente déjà plus de 50% de l’énergie consommée.
  10. NORVEGE : 78,04 Ce pays produit du pétrole. Pour se faire pardonner, la Norvège cherche à être exemplaire dans la lutte contre les nuisances et la lutte contre le Carbone. Normalement, la Norvège a pris l’engagement de produire la totalité de son électricité avec du renouvelable, dont l’hydraulique.

L’Europe est donc très bien placée avec  la Grande Bretagne en 12ème position, l’Italie en 22ème position. La France est cependant reléguée à la 27 ième place et les Etats-Unis sont des élèves moyens figurant en 33ème position.

Pour plus de détails, cliquez sur le lien : Indice de performance environnementale

Source : Service Communication, Emmanuelle Giovannoni Parti Républicain Chrétien
Crédit photo

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photos Sylvain-RenardAprès plus de 15 ans à battre le pavé de la Responsabilité Sociétale pour que celle ci se propage dans les organisations, je suis parfois surpris de constater qu’il reste encore un important travail de sensibilisation à faire.

Alors quand je rencontre des acteurs « improbables » de la RSE avec de vraies convictions qui veulent faire avancer le sujet, je me livre avec enthousiasme à cet exercice de pédagogie sur ce que concrètement un comportement éthique et responsable peut apporter de bénéfique à l’entreprise.

Je n’ai donc pas hésité à accepter l’interview proposée par Sylvain Renard, Photographe professionnel  corporate, portrait , industriel , événement, qui souhaitait marquer son engagement et apporter une contribution à sa manière à la COP21.

Je vous propose cet extrait :

SR : Quel est l’enjeu de la COP 21 pour les entreprises ?

MU : Le changement climatique est un des enjeux clés de notre développement durable, comme l’eau, la biodiversité, les ressources primaires, les énergies renouvelables. Ces enjeux sont le quotidien des territoires où les entreprises, qui y sont implantées, par leurs pratiques RSE contribuent à leur réalisation et confirment ainsi leur statut d’organisations citoyennes.

Ce n’est pas parce que le changement climatique est planétaire que c’est l’affaire des autres. Si c’est celui des états, cela devient celui des territoires et donc de chaque citoyen, a fortiori celui des entreprises .

Quand les états prennent des engagements entre eux, indirectement les entreprises seront sollicitées volontairement ou auront des obligations pour atteindre ces objectifs.

Plus les entreprises sont transnationales plus elles doivent suivre de près ces discussions.

Savez-vous que le premier secteur d’activité le plus polluant est … La Banque !

Oui, la banque, car cette activité finance des entreprises qui ont un impact sur l’effet de serre, c’est un effet domino.

Notre économie est trop « carbonée », tous les experts du climat en conviennent, nous sommes, les entreprises sont, trop dépendants du carbone.

SR : Mais alors, que peuvent faire les entreprises pour réduire cette dépendance au carbone ?

MU : Elles ont à disposition une boîte à outils pour agir en faveur du changement climatique : ce sont des pratiques RSE

Pour une entreprise il y a 3 lignes directrices :

  • Atténuer le changement climatique en revoyant son process (covoiturage, système moins gourmand pour produire, isolation des bâtiments….)
  • Compenser : je ne peux pas changer mon modèle économique, je compense mes émissions par la reforestation…
  • S’adapter : j’adapte mon activité au changement du climat. S’il n’y a plus de neige en montagne par exemple, j’anticipe en développant de nouvelles activités.

Le changement climatique avec l’envie d’être un acteur engagé de son territoire et d’agir pour le bien commun, est une formidable opportunité d’intégrer une politique RSE à ses activités.

La question que devrait se poser tout dirigeant éthique et responsable est :

Mon  activité peut-elle rester pérenne et résister à une augmentation de température de quelques °C ? Quels impacts auront la diminution des ressources (énergies, eau, matières premières..) et l’envolée de certains prix,  sur mes fournisseurs, distributeurs et clients ?

Il y a actuellement une prise de conscience mondialisée des décideurs économiques et politiques. Plus l’engagement des états se resserre plus la pression va descendre.

Le non-respect des pratiques RSE impliquera moins de subvention, moins de crédit pour les entreprises. Ce ne sont pas uniquement les états, mais aussi les banques, les assureurs (certains comme Generali l’applique déjà auprès de leurs clients) qui pousseront les entreprises à respecter une démarche RSE.

Il est donc préférable de commencer à mettre en place une démarche RSE dès maintenant, tranquillement, plutôt que d’avoir à subir une obligation réglementaire ensuite, car plus le temps passe, plus la marche sera haute à franchir  et l’écart important face aux concurrents.

Merci à Sylvain pour m’avoir permis de témoigner et retrouvez l’intégralité de l’interview ICI

 

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Chine biodiversitéPour un pays, la biodiversité ne représente pas seulement des ressources stratégiques, mais également un important baromètre qui en dit long sur sa capacité du développement durable.

La Chine attache une grande importance à la protection de la biodiversité, elle a déjà accompli à l’avance les objectifs déterminés par la Convention de la diversité biologique des Nations-Unis pour 2020, à savoir de disposer d’une surface des zones de protection qui occupe environ 15% du territoire du pays. L’espace des forêts a augmenté de 100 000 km2 depuis 10 ans.

En réalité, la Chine est l’un des pays au monde qui sont très bien équipés au niveau de la diversité biologique.

On y trouve toutes sortes de systèmes écologiques continentaux, avec plus de 35 000 espèces de plantes, 8 000 espèces de vertébrés et 28 000 variétés d’animaux de mer déjà identifiés.

La Chine est parmi les premiers pays à adhérer à la Convention de la diversité biologique, en 1993. Elle a créé très tôt une Commission nationale pour la protection de la biodiversité.

En 2010, a été publié à l’occasion de la 65e Conférence des Nations-Unies, le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. Suite auquel, la Chine a élaboré son plan d’action pour la protection de la biodiversité 2011-2030.

Le plan a clarifié quelques principes à ce niveau, à savoir de privilégier la protection, de motiver la participation du public et de partager les bénéfices. Selon le plan,

  • d’ici 2015, dans les principales zones de protection, la perte de la diversité sera refrénée ;
  • cette perte sera contrôlée jusqu’à 2020,
  • et d’ici 2030, la diversité biologique en Chine sera sous protection efficacement.

 

La majorité des indices est optimiste. Plusieurs projets concernant la protection de l’environnement écologique ont eu de bons résultats. Des espèces d’animaux menacés de disparition, comme le panda, l’adda chinois ou des plantes rares ont été sauvées, et continuent de se multiplier. La surface et le nombre des zones de protection, de la forêt sont en augmentation, l’émission des éléments polluants est à la baisse. La Chine a concrétisé ainsi son objectif pour 2015. Xu Haigen, chef-adjoint du Bureau des recherches du Département de la protection de l’environnement de Nanjing

Pendant le 13e plan quinquennal du pays, les autorités chinoises poursuivront avec attention la protection de la biodiversité du pays. Qiu Qiwen, chef-adjoint du Bureau de l’écologie du Ministère de la protection de l’environnement a fait partager quelques grandes lignes du plan national.

  1. faire des enquêtes et des évaluations sur la diversité biologique du pays
  2. établir un réseau de surveillance pour suivre les évolutions écologiques
  3. renforcer la capacité de protection au niveau local en améliorant les réseaux de protection locaux
  4. renforcer la conservation hors site
  5. procéder à des essais de restauration de la diversité biologique
  6. coordonner le protection de la biodiversité avec la diminution de la pauvreté et ainsi profiter à une remise à niveau des industries traditionnelles
  7. améliorer les infrastructures régionales et doter ainsi des gouvernements de différents niveaux, des meilleures compétences en la protection de la biodiversité

En Chine dans les régions pauvres au centre-ouest, on trouve souvent une grande variété de flore et de faune, les habitants locaux vivent presque complètement des leurs ressources naturelles, il arrive que ces ressources soient surexploitées et affectent ainsi la diversité biologique locale.

Ainsi les autorités cherchent à rendre moins indépendants des habitants auprès des ressources naturelles, en faisant développer le tourisme par exemple. Tout cela dans le but de sauvegarder la diversité biologique locale.

 

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