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Archive for the ‘Gouvernement d'entreprise’ Category

Pour Sophie Brochu, la PDG de Gaz Métro, le capitalisme « ne repose pas sur la rentabilité des entreprises, mais sur leur acceptabilité sociale ».

Dans l’esprit de Sophie Brochu, PDG de Gaz Métro, les entreprises ont le devoir de travailler autant à leur rendement social et environnemental que financier. Pour sauver le monde, mais aussi le capitalisme.

« Le système s’en va dans le mur, et pas mal plus vite qu’on le pense. La mondialisation a été globalement positive, mais elle a été désastreuse pour certaines classes de gens, pour lesquelles on n’a rien fait, dit l’économiste de 54 ans. Le Brexit et l’élection de Trump sont des avertissements. »

Celle qui a interviewé Barack Obama lors de son passage à Montréal, en juin, affirme « ne pas avoir beaucoup d’intérêt pour les rendements trimestriels. Moi, ce qui me branche, c’est la trajectoire de l’entreprise, de la société, de l’humanité, de l’environnement. »

« En 2017, on entre dans une nouvelle ère où les robots informatiques et l’intelligence artificielle vont remplacer de beaux emplois, comme technicien juridique ou vérificateur comptable. Ça va être un bain de sang dans certaines catégories sociales. Ce sera certainement bon pour le bilan des entreprises à court terme, mais si on ne réfléchit pas à ce qu’on va faire pour recaser ce monde-là, c’est tout le système qu’on affaiblit. »

Et c’est pourquoi Sophie Brochu juge le système capitaliste beaucoup plus fragile qu’on le croit. « Parce qu’il ne repose pas sur la rentabilité des entreprises, mais sur leur acceptabilité sociale. Trouver l’équilibre entre les besoins de l’entreprise, de la société et de l’environnement est très difficile, mais nécessaire. »

À Gaz Métro, Sophie Brochu explique que son travail consiste à « optimiser » le rendement — financier, social, environnemental — plutôt qu’à maximiser le profit.

« Entendez-moi bien : je suis très compétitive. J’aime gagner mes appels d’offres. Mais est-ce qu’il faut toujours aller à la jugulaire ?

L’acceptabilité d’une décision d’entreprise, c’est comme une transaction sociale. Pour y arriver, Gaz Métro est prête à renoncer à des points de pourcentage de rendement. »

Elle insiste sur le fait que l’action sociale des entreprises ne doit pas se limiter à la philanthropie.

« Quand je vois des entreprises qui créent un service de la “responsabilité sociale”, ça m’arrache le cœur. La responsabilité sociale, ça devrait habiter tout le monde. »

Néanmoins, Sophie Brochu récuse un certain discours anticapitaliste qui diabolise les entreprises.

Parce que beaucoup d’entre elles sont très actives socialement, même si elles ne le publicisent pas. Et parce qu’une économie en croissance est la condition essentielle pour améliorer le niveau de vie et protéger l’environnement.

« L’entreprise n’est pas en dehors de la société : on est tous dans le même bain et on se lave tous avec la même eau. En cas de récession grave, la première chose qui va “prendre le bord”, c’est l’environnement. »

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Les entreprises veulent cultiver l’agilité mais craignent de naviguer à vue.

Penseurs de la théorie managériale, consultants VIP ou influenceurs du net ne permettent pas d’écrire une feuille de route à trois ou dix ans, mais poussent les dirigeants à se poser les bonnes questions, et à réinventer leurs organisations.

Au sommet de Zermatt, en Suisse, Navi Radjou, théoricien de l’innovation frugale, apportera sa pierre pour « humaniser l’innovation ».

Lorsqu’il vient en France, trois ou quatre fois par an, le Franco-Américain ne manque pas de rencontrer des grands patrons. « En tête-à-tête, pendant 90 minutes ou deux heures, pendant un déjeuner », il voit Carlos Ghosn (Renault), Jean-Louis Chaussade (Suez) ou Michel Giannuzzi (Tarkett).

La méthode ne lui est pas propre. Gilles Babinet, qui fut le premier président du Conseil national du numérique et est aujourd’hui considéré comme un gourou du digital, a aussi pris l’habitude, de s’entretenir avec des dirigeants de grandes entreprises, à la demande de ces derniers, dans la confidentialité de leur bureau.  »

Drucker-Christensen

Peter Drucker demeure au centre de la pensée managériale contemporaine. « Ses théories sont toujours d’actualité, estime  Charles-Edouard Bouée, le PDG du cabinet de conseil en management Roland Berger, lui-même auteur d’ouvrages de référence . Je rappelle d’ailleurs souvent cette pharse à mes clients : « the best way to predict the future is to create it » (la meilleure façon de prévoir le futur est de le créer).

« Les patrons ont des intuitions qu’ils veulent faire valider par un « penseur », explique Navi Radjou. « Ce sont, pour beaucoup, des praticiens. Leur réflexe a souvent été de sous-traiter la pensée de nouvelles idées ; les académiques qui pensent le management et le leadership ont un peu pour eux un rôle de département R & D.

La disruption, le sujet qui occupe aujourd’hui tous les esprits, est théorisée depuis dix ans par un professeur de la Harvard Business School, Clayton M. Christensen. Fondateur du cabinet Innosight, il organise tous les ans, de part et d’autre de l’Atlantique, un « CEO summit ». Cette année, il s’agissait d’aborder les questions liées à l’urgence de la transformation numérique ; les cadres dirigeants de Bayer, Boeing, Ford, Johnson & Johnson, Solvay ou MasterCard s’y sont pressés.

Le vaste Ocean bleu

Gourous, influenceurs, conseillers de l’ombre, éminences grises – les termes, plus ou moins appréciés, varient, tous sont écoutés et consultés. Charles-Edouard Bouée confie avoir été  influencé par les concepts d’innovation disruptive de Clayton Christensen,  et d’open innovation d’Henry Chesbrough. Le lancement, en 2014, par Roland Berger d’un écosystème rassemblant les acteurs du numérique pour accélérer la transformation digitale en est très inspiré, indique-t-il.

Mais les temps évoluent et « les penseurs » n’écrivent bien souvent plus leur bible avant de voir leurs idées être appliquées dans les entreprises » témoigne avec une certaine modestie Navi Radjou. « Le concept d’innovation frugale que j’ai contribué à faire connaître existait déjà avant, notamment chez Renault grâce à l’impulsion de Louis Schweitzer », précise-t-il.

Au demeurant, bien marketée, la théorie peut continuer à faire mouche. Après avoir vendu plus de trois millions et demi d’exemplaires de « Blue Ocean Strategy », Chan Kim et Renee Mauborgne, professeurs à l’Insead, publient la suite: « Blue Ocean Shift », le 26 septembre prochain, avec la promesse de combiner les apports de la psychologie aux outils de création de marché.

Après les dinosaures, les petits mammifères ?

Cependant, aujourd’hui, une seule approche ne peut dominer les autres et « la pensée « englobante » n’apporte plus toutes les réponses », estime Rodolphe Durand, professeur à HEC. Les cabinets de stratégie ont ajouté des « practices » de type digital, impact social, ou chaîne de valeur RSE pour répondre aux questions qui taraudent les dirigeants. « Nous sommes peut-être en train de passer des dinosaures aux petits mammifères », poursuit le directeur académique du centre Society and Organizations, dont les travaux, et notamment ceux de la conférence Finance for Good, suscitent l’intérêt des dirigeants d’entreprise.

Les variables liées à la performance comptable et financière se sont élargies aux dimensions psychologiques ou environnementales de la performance ; et avec l’intelligence artificielle, la réinvention de l’entreprise est en train de passer par un questionnement sur la place de l’homme.

Les patrons aussi

Certains chefs d’entreprise, focalisés sur le « faire », se hissent aussi au rang de «penseurs ». Le classement Thinkers50 a distingué plusieurs d’entre eux, à l’image de Zhang Ruimin (Haier), Paul Polman (Unilever) ou Tony Hsieh (Zappos) qui ont appliqué leur pensée managériale à leur organisation.

Jack Welch – pour qui la rencontre avec Peter Drucker a été déterminante dans sa décision de restructurer GE, et John Chambers, le patron de Cisco System, restent également des références.

Et la Silicon Valley, de Page à Musk, abrite un nid de patrons visionnaires qui ont, au cours des dernières années, nourri le monde de technologies et de nouveaux paradigmes managériaux. Le discours de Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, devant les étudiants de l’université de Stanford en 2005, est considéré comme un texte fondateur.

A la manière d’un gourou. Pour Geoffroy de Becdelièvre, patron fondateur de l’agence de voyages Marco Vasco, et membre du jury d’un prochain hackathon du management, à Paris, un déjeuner avec des patrons inspirants « peut faire gagner six mois à un an ; il suffit de poser la bonne question ».

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Au delà du triste bilan humain, l’ouragan Harvey qui a dévasté le « couloir de la chimie » américain est une démonstration à grande échelle de la nécessité d’intégrer le risque climat.

Un risque climat qui frappe aussi aux portes de l’Europe en cette rentrée placée sous le signe du dialogue social et des ODD …

Au delà du triste bilan humain, l’ouragan Harvey qui a dévasté le « couloir de la chimie » américain est une démonstration à grande échelle de la réalité du risque climat – n’en déplaise aux climatosceptiques et au président Trump qui a notifié début août dernier à l’ONU sa décision de sortir des accords de Paris dès que possible, c’est à dire … pas avant novembre 2019.

Après Katrina qui avait frappé en 2005 les populations défavorisées de la Nouvelle-Orléans, c’est en effet les industries pétrolières et chimiques de la côte texane qui ont été désorganisées par Harvey, dont le coût total avoisinerait les 140 Md$ dont 20 Md$ pour les entreprises elles-mêmes, y compris une usine du français Arkema détruite par des explosions.

Ce qui est certain, c’est le peu d’impact dans l’immédiat sur le cours de bourse des entreprises touchées qui ont activé leurs mécanismes de couverture et en raison de craintes de pénuries tirant les prix de vente à la hausse et de spéculation sur les derivatives.

Du pétrole brut et des produits chimiques sont importés d’urgence en Europe par des brokers : une logique de profitabilité à court terme.

De leur côté, les compagnies d’assurance accusent le coup financier, et s’inquiètent de la faiblesse du National Flood Insurance Program (le mécanisme de « Cat’Nat » américain) dont les fonds sont au plus bas depuis Katrina et Sandy, qui paie 400M€ de dollars d’intérêts par an sur sa dette de 25Md$ au trésor américain, et dont l’avenir sera réexaminé cet automne par le congrès. 400 M$ par an qui pourraient être mieux utilisés pour des mesures de prévention des populations et infrastructures, dans un monde qui pourrait bientôt devenir « inassurable » – selon le PDG d’AXA – si la trajectoire 2 degrés n’est pas tenue.

Il est moins certain que les cours de bourse tiennent la route à moyen terme à mesure que les coûts et délais de remise en état opérationnelle seront connus, sans compter les dommages réputationnels et les infrastructures publiques qui devront être reconstruites.

A l’identique ? C’est tout l’enjeu du débat.

Car les « cygnes noirs » – ces événements exceptionnels qui ont une portée dévastatrice et qui sont avant survenance financièrement sous-évalués – reviendront plus nombreux autour du golfe du Mexique et ailleurs : en même temps qu’Harvey survenaient des inondations moins médiatisées mais catastrophiques à Bombay, et qui deviennent chroniques au Népal, Bangladesh, Yémen ou Niger.

Investisseurs et analystes financiers voudront plus que jamais savoir maintenant comment les entreprises mitigeront ces risques dans le futur et le refléter dans leurs évaluations actuelles.

En tous cas les attitudes de déni de la part des entreprises sont de plus en plus attaquées par leurs stakeholders – fait intéressant, souvent sur des bases légales de « fraude » -, comme le pétrolier Exxon mais aussi un assureur australien, et le charbonnier américain Peabody Energy Corp, mis devant la justice avec Exxon, Chevron et Arch Coal par 3 comtés de la côte ouest des Etats-Unis, au motif que leurs émissions de GES ont contribué au réchauffement climatique et que la submersion menace leurs populations côtières.

Et l’Europe ne sera pas épargnée, selon une étude de l’OCDE.

C’est en tous cas le symptôme que le risque climat n’est pas encore vraiment intégré financièrement dans le risque de marché sur les places financières mondiales – et que les recommandations de la Task Force for Financial Disclosure (TCFD) ont encore du chemin à faire (lire nos articles ci-dessous).

Signe des temps cependant, les agences de notation extra-financières – à commencer par l’incontournable Carbon Disclosure Project (CDP) – font évoluer leurs questionnaires pour s’aligner sur la TCFD et pour permettre un meilleur benchmarking sectoriel . Le mouvement est en marche.

C’est une rentrée des classes sous le signe du dialogue pour les entreprises, les investisseurs, et leurs conseils. Dialogue social tout d’abord, avec la réforme par ordonnance du droit du travail français, qui laissera une large place à la négociation plutôt qu’à l’inflation réglementaire – dans l’esprit des lois Auroux de … 1982.

Dans ces discussions, la dimension RSE devra trouver toute sa place car il y va de la crédibilité des pratiques des branches professionnelles et des entreprises vis à vis de leurs salariés et des syndicats.

Dialogue autour des Objectifs de Développement Durable (UN-ODD), autour desquels – au delà de l’inévitable tableau de correspondance entre objectifs RSE – ODD dans les rapports extra-financiers, réflexions et pratiques se développent comme on le verra sans doute au Forum Convergences dès ce lundi 4 septembre qui sera placé sous ce thème pour ses 10 ans, ou de la présentation jeudi 7 septembre du Forum Politique de Haut Niveau sur les ODD par le Comité 21.

Au fond, c’est de plus en plus d’une responsabilité politique de l’entrepreneur dont il s’agit, pour que les acteurs non-étatiques co-construisent leur environnement sans attendre les régulateurs : la durabilité de l’entreprise passe par sa santé économique mais aussi par la façon dont elle opère, et si les 17 Objectifs de développement durable (ODD) sont devenus autant d’enjeux systémiques à l’échelle du monde, ce sont autant d’externalités qui s’accumulent et doivent être traitées dans la co-construction d’un nouvel ordre plutôt que d’être passées en pertes et profil dans les comptes de résultats.

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La spiritualité fait vendre. Témoin, le succès rencontré auprès du grand public par les livres de Frédéric Lenoir (L’Âme du monde, Petit Traité de vie intérieure… ) ou encore ceux de Laurent Gounelle (L’homme qui voulait être heureux, son premier opus, a été un best-seller mondial, traduit en 25 langues).

On ne compte plus le nombre d’ouvrages et d’applications smartphone traitant de la méditation de pleine conscience.

Et nos cinémas font salle comble avec des films comme Des hommes et des dieux – sur le martyre des trappistes de Tibhirine tandis que les conférences du moine bouddhiste Matthieu Ricard sur les thèmes de l’altruisme et de la sagesse affichent complet.

PRÉOCCUPATIONS VERTUEUSES.

Dans nos sociétés de consommation où l’univers matériel est roi, les individus retrouvent donc l’appétit pour des nourritures (plus ou moins) spirituelles, censées les aider à mieux se connaître, à guider leurs vies avec davantage de discernement et de sagesse, à établir des liens plus épanouissants avec leur environnement… Une spiritualité qui peut relever de croyances religieuses, mais qui apparaît aussi comme un refuge individuel dans un contexte social et économique tendu.

L’entreprise n’échappe pas à ce mouvement de fond. Le spiritual leadership – un concept très en vogue aux États-Unis depuis une dizaine d’années – commence à toquer à la porte des firmes françaises. C’est Louis W. Fry, professeur à l’université du Texas, qui a popularisé cette notion à travers la publication, en 2003, d’un article fondateur . Il y explique la nécessité d’imaginer une forme de leadership qui dépasserait la simple quête du profit pour viser des objectifs plus globaux et plus vertueux.

MODÈLES DE SAGESSE.

Si l’article du chercheur américain a fait date en définissant très clairement un nouveau mode de management, il s’inscrit néanmoins dans un courant de pensée plus ancien : les théoriciens ont été nombreux, avant Louis W. Fry, à réfléchir sur des modèles de leadership similaires.

  • servant leadership (dans lequel le leader n’est là «que» pour servir ses collaborateurs) de Robert K. Greenleaf.
  • wise leadership (ou leadership sage) de Mark Strom.
  • suited monk leadership (expression qui rapproche la figure du leader de celle du moine) de Raf Adams et Mike J. Thompson.

Sous des noms divers, ces écoles préconisent certains concepts communs tels que le mode de décision participatif, le respect et l’autonomie des collaborateurs, le dialogue et le partage, au détriment du management par la pression et les ordres…

En France, Catherine Voynnet-Fourboul, est une des rares spécialistes du sujet, auquel elle a consacré un ouvrage, Diriger avec son âme. Leadership et spiritualité.

Cette chercheuse a interrogé des dirigeants français, marocains et britanniques sur le rôle de la spiritualité dans l’exercice de leur fonction. De quelle manière cette recherche de sens – en lien étroit avec l’éthique et centrée sur l’intériorité, la cohérence, l’harmonie et le détachement – les aide-t-elle à diriger leur entreprise ? Comment cette spiritualité se manifeste-t-elle, alors que la notion même semble contradictoire avec l’idée de business ?

INTELLIGENCE SPIRITUELLE.

Catherine Voynnet-Fourboul s’est particulièrement intéressée aux situations de forte pression auxquelles sont confrontés ces dirigeants.

Il en ressort qu’au moment d’une prise de décision importante ces derniers savent adopter une certaine hauteur de vue et prendre du recul. Au lieu d’afficher une volonté de contrôle, ils optent pour une posture d’ouverture et d’acceptation avec, in fine, une meilleure capacité à réfléchir et à agir .

Après l’intelligence émotionnelle – vantée par Daniel Goleman dans les années 1990 -, voici donc venu le temps de l’intelligence spirituelle et de son pendant, le quotient spirituel (QS ou SQ en anglais).

La conférencière Danah Zohar et le psychiatre Ian Mar shall ont consacré un ouvrage à ce sujet : SQ. Spiritual Intelligence, the Ultimate Intelligence.

Selon eux, l’intelligence spirituelle est – entre autres choses – celle qui nous permet de rêver et de nous battre pour les valeurs qui nous sont chères, avec persévérance et patience. Le chercheur Mike George apporte un complément à cette définition, l’intelligence spirituelle relevant, selon lui, de la capacité à puiser dans ses ressources internes profondes, à s’adapter, à faire preuve d’intégrité et d’exemplarité .

ALTRUISME ET HUMILITÉ.

Dans un article intitulé The Spiritual Dimension in Leadership at Dilmah Tea, trois professeurs en management pointent une autre spécificité comportementale : un altruisme qui se traduit par une ouverture et une bienveillance envers autrui.

De manière concrète, en entreprise, ces patrons spirituels hors norme (et encore très peu nombreux) seraient plus enclins à l’empathie. Loin des chefs à l’ego boursouflé, ils feraient ainsi preuve d’humilité et auraient la sagesse de prendre soin de leurs équipes.

Ce mode de management rejaillirait sur la qualité de vie au travail, le bien-être psychologique des collaborateurs et leur engagement.

DÉVELOPPEMENT DURABLE.

Le courant du leadership spirituel s’inscrit donc dans le cadre de la responsabilité sociale et sociétale de l’entreprise et dans la logique du développement durable, autant de thèmes qui sont aujourd’hui chers à la jeune génération arrivant sur le marché du travail.

Plus que jamais, celle-ci semble avoir besoin de chefs qui s’engagent dans cette voie, en allant au-delà de la mise en place de procédures et en favorisant des notions comme l’équilibre, l’harmonie et la stabilité, vues comme autant de remparts face aux changements de l’environnement.

Et ce d’autant plus que l’entreprise moderne est souvent vécue comme le lieu par excellence de la violence sociale : un endroit où l’on peine parfois à trouver du sens à sa journée, où rester présent à soi-même et ouvert à ses collègues relève d’une gageure.

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THE GRAPES OF WRATH [US 1940] l-r, EDDIE QUILLAN, DORRIS BOWDON, HENRY FONDA, JANE DARWELL, RUSSELL SIMPSON, FRANK DARIEN, O. Z. WHITEHEAD AND JOHN CARRADINE

Le « Brexit », la campagne « antisystème » de Donald Trump, la progression de partis dits « populistes » en Europe, l’expansion de l’extrémisme religieux, le tournant « conservateur » des milieux intellectuels (en France), le retour du religieux sur la scène politique : tous ces éléments traduisent un rejet de l’économie de marché, ou du moins de sa prétention à régenter tous les domaines de l’existence (culturel, social, politique), et une aspiration à un retour à la communauté plus ou moins appuyés.

Comment expliquer cette évolution ? Quel lien existe-t-il entre libéralisme et contestation de celui-ci ? L’économie de marché produit-elle ses propres fossoyeurs ?

L’historien et théoricien de l’économie Karl Polanyi fournit une analyse permettant de répondre à ces questions.

Le processus de libéralisation et de mondialisation de l’économie semble aujourd’hui plus que jamais triomphant. Pourtant, les mouvements de contestation du système économique actuel se renforcent eux aussi de jour en jour.

Les peuples sont de plus en plus critiques quant à la mondialisation, à la concurrence internationale et au libéralisme. C’est précisément au moment où le modèle économique néolibéral semble triompher et imposer son hégémonie au monde entier qu’il paraît également le plus contesté.

Quelle est la raison de ce paradoxe ?

L’intellectuel austro-hongrois Karl Polanyi propose, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une analyse qui pourrait éclairer la situation actuelle.

Son principal ouvrage, La Grande Transformation, publié en 1944, cherche à déterminer les causes de l’effondrement libéral et du succès fasciste dans les années 1930.

La Grande Transformation toute entière se propose de démontrer ce postulat : « Notre thèse est que l’idée d’un marché s’ajustant lui-même était purement utopique. Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l’homme et sans transformer son milieu en désert. Inévitablement, la société prit des mesures pour se protéger, mais toutes ces mesures, quelles qu’elles fussent, compromirent l’autorégulation du marché, désorganisèrent la vie industrielle, et exposèrent ainsi la société à d’autres dangers. Ce fut ce dilemme qui força le système du marché à emprunter dans son développement un sillon déterminé et finit par briser l’organisation sociale qui se fondait sur lui. »

Sociétés traditionnelles, sociétés de marché

Pour Polanyi, dans les sociétés traditionnelles, il existe bien une sphère économique, mais celle-ci n’a aucune autonomie propre, elle est subordonnée à d’autres éléments, culturels et sociaux :

« Les éléments du système économique étaient […] encastrés dans tout autre chose que les relations économiques, comme la parenté, la religion, ou le charisme. Les motifs pour lesquels les individus participaient aux institutions économiques n’étaient généralement pas eux-mêmes “économiques”. » En fait, « la production et la distribution de biens matériels était encastrée dans les relations sociales d’un type non économique. On peut dire qu’aucun système économique institutionnellement séparé — aucun réseau d’institutions économiques — n’existait. Ni le travail, ni la disposition des objets, ni leur distribution n’étaient poursuivis pour des motifs économiques — c’est-à-dire pour l’amour du gain ou du payement, ou par peur de mourir de faim en tant qu’individu ».

L’économie de marché est synonyme d’insécurité individuelle et d’instabilité collective. Alors que les sociétés traditionnelles garantissaient la survie de leurs membres par des liens traditionnels de solidarité, les individus sont désormais soumis aux aléas du marché.

Ils sont obligés, s’ils veulent se nourrir ou, pour les plus aisés, conserver leur prestige social, de se conformer à des raisonnements et à des comportements économiques. Ainsi, c’est l’économie de marché qui crée l’homo œconomicus et non l’inverse, contrairement à ce que prétendent les libéraux. De plus, le système libéral, loin de manifester un « ordre spontané », produit un désordre menaçant de déstabiliser la société entière.

En fait, le « désencastrement » de l’économie induit par l’existence d’un marché libre (il faut émanciper la sphère marchande des liens traditionnels, pour que l’offre et la demande ne soient plus obérées par d’autres facteurs) produit automatiquement, en retour, un encastrement de la société dans le marché.

Or, il est impossible d’envisager sur le long terme une société encastrée dans le marché : cela détruirait à la fois la société et le marché.

Terre, travail, monnaie

En particulier, le système libéral pose comme fondement le principe selon lequel le travail, la terre et la monnaie peuvent s’échanger sur le marché, selon les lois de l’offre et de la demande. Ils doivent donc être considérés comme des marchandises ordinaires.

Cependant, ainsi que le montre Polanyi, le travail, la terre et la monnaie ne sauraient être des marchandises.

« Le travail n’est que l’autre nom de l’activité économique qui accompagne la vie elle-même — laquelle, de son côté, n’est pas produite pour la vente mais pour des raisons entièrement différentes —, et cette activité ne peut pas non plus être détachée du reste de la vie, être entreposée ou mobilisée [à la différence de la marchandise] ; la terre n’est que l’autre nom de la nature, qui n’est pas produite par l’homme ; enfin, la monnaie réelle est simplement un signe de pouvoir d’achat qui, en règle générale, n’est pas le moins du monde produit, mais est une création du mécanisme de la banque ou de la finance d’État. »

Karl Polanyi aujourd’hui

Quelle leçon le lecteur contemporain peut-il tirer de l’œuvre de Polanyi ?

Depuis les années 1970-1980, une nouvelle vague de libéralisation du commerce international a lieu, imposée par les États occidentaux au monde entier. La fin des accords de Bretton Woods et l’établissement de taux de change flottants (1971-1973) ont rendu la valeur des monnaies nationales beaucoup plus fluctuante.

L’explosion des échanges internationaux et l’abaissement des tarifs douaniers ont mis en concurrence des travailleurs du monde entier.

Les ressources naturelles, telles la terre et l’eau, ont été marchandisées de manière de plus en plus accrue. De plus, la marchandisation de biens et de services jusque-là gratuits s’est développée de manière exponentielle dans les années 1980-1990 et touche aujourd’hui tous les aspects de la vie sociale.

L’analyse de Karl Polanyi est ainsi on ne peut plus appropriée pour décrire notre époque. L’auteur austro-hongrois nous rappelle qu’entreprendre des « réformes économiques » (pour reprendre une expression à la mode) sans se soucier de leur impact sur les sphères sociale et culturelle s’avère généralement suicidaire. Comme l’affirme notre auteur : « Rien n’obscurcit aussi efficacement notre vision de la société que le préjugé économiste » consistant à penser l’économie de manière autonome, sans lien avec la société. Il serait grand temps de rappeler cette vérité aux promoteurs de l’économie de marché.

L’application de la théorie de Polanyi à la situation actuelle amènerait à se demander si nous ne vivons pas la fin d’un cycle, la période libérale, au profit d’une nouvelle ère, caractérisée à terme par une forme de réencastrement de l’économie dans la société.

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Sébastien Henry : L’ex Businessman Philanthrope Qui Fait Méditer Les «Décideurs»

Ce businessman brillant et philanthrope, adepte de la méditation depuis plus de 15 ans, passionné par la dimension humaine du management, a revendu en 2011 sa boite de Hong-Kong et ses filiales asiatiques pour se consacrer à la méditation en entreprise : un pont entre Business et Sagesse pour les dirigeants du CAC 40. Et pas que !

« Je gagnais très bien ma vie et le succès était là. Mais quelque chose tournait à vide…. Je perdais ces valeurs de partage et de solidarité qui m’avaient animé dans mes engagements en tant qu’étudiant. Et lors de mes méditations quotidiennes, j’ai réalisé que j’avais délaissé une valeur essentielle : ma contribution à la société. J’ai alors revendu ma boite à mon associé en 2011 et depuis, je retrouve ces valeurs dans les différentes actions que je mène » raconte d’une voix aussi posée qu’affirmée Sébastien, 44 ans et père de deux jeunes enfants.

Son background résume bien son fil rouge : « La dimension humaine du management » comme aime dire ce savoyard philanthrope pour qui l’engagement sociétal est au cœur de sa vie  professionnelle.

Envoyé en Asie pour le groupe Lafuma, il prend en charge les ventes en Asie puis la direction de la filiale Chine.

« Je n’adhérais pas à la façon dont l’entreprise et le personnel étaient managés. Après cette expérience, j’ai décidé de ne plus jamais être salarié ».

Un CA de 3 millions de Dollars

Rattrapé par sa fibre entrepreneuriale et son éthique, Sébastien quitte Lafuma et co-fonde à 32 ans à Hong Kong Progress U : une entreprise de conseil en développement du leadership.

« Avec mon associé, nous avions cette même envie de mettre plus de sens et d’humanité au sein de l’entreprise. Il y avait de tels besoins en management et leadership que nous avions beaucoup de clients dont la moitié du CAC 40».

Le succès est là, avec création de filiales à Tokyo, Singapour, Shangaï… Sébastien accompagne des centaines de cadres dirigeants et réalise un CA annuel de 3 millions de dollars.

Mais l’argent est loin de faire son bonheur et ce savoyard, déjà adepte de la méditation concède :

« Je jouais à fond la logique du monde des affaires : toujours plus fort, plus vite et plus grand. Maintenant, je cherche à avoir l’impact positif le plus fort possible dans la société ».

Nul hasard donc à ce qu’il soit revenu à ses premières amours : l’engagement sociétal. Une fibre qu’il a toujours eue.

Des sans-abris aux dirigeants du CAC 40

Sans-abris, jeunes délinquants, enfants, personnes en fin de vie… Sébastien va à la rencontre « en profondeur de personnes dont on n’entend jamais la voix ».

Pour lui, travailler exclusivement avec des dirigeants du CAC 40 sans voir le reste où les besoins sociétaux sont criants n’aurait pas de sens.

Chaque semaine, il consacre ainsi du temps pour un projet d’école sur le modèle des « Forest Schools », l’accompagnement des personnes en fin de vie, et le développement d’une association partageant la pratique de la médiation avec des personnes en situation vulnérable (prison, sans abri…)… Et des dirigeants du CAC 40.

Ce qui l’intéresse dans l’entreprise, « c’est son potentiel créatif pour inventer de nouvelles formes de business plus conscientes et au service du bien commun ».

Moins de stress, plus de créativité

Ce qu’il constate avant tout, c’est la pression constante et la perte de sens du travail.

« La priorité absolue donnée au profit, le temps passé devant les écrans, la pression pouvant mener au burn-out, traduisent la souffrance de nombreux salariés et dirigeants aussi».

Une réalité qui ne peut être que néfaste pour les entreprises.

Quand il a publié « Ces décideurs qui méditent et s’engagent. Un pont entre business et sagesse » (Ed. Dunod, 2014), Sébastien a rencontré une soixantaine de grands dirigeants particulièrement soumis à la pression et susceptibles de perdre de vue le sens de leur travail.

« Peu à peu, la pratique de la méditation leur a énormément apporté. Ils ressentent moins de stress, ont une plus grande capacité à rester concentré, se disent plus bienveillants, plus créatifs, se retrouvent moins au cœur de conflits. Le climat de travail est beaucoup plus sain ».

Ainsi, Sébastien accompagne des dirigeants et managers qui veulent concilier « leur exigence de performance et leur recherche de sens et de sérénité ». Et propose des sessions « méditation et leadership », en individuel ou collectif au sein des grands noms de l’économie française.

Comme en témoigne Bénédicte Lepère, DRH de l’activité benefits & rewards worldwide de Sodexo : « J’avais la conviction que la méditation en entreprise pouvait apporter quelque chose à nos collaborateurs. Sébastien Henry, qui a travaillé à comprendre notre entreprise, a construit un programme en utilisant des mots de notre quotidien.

Il a ainsi rendu la pratique de la mindfulness lisibleSuite à cette session, nous avons constaté une amélioration positive de + 27 % sur le bien-être au travail et + 14 % sur la capacité à être dans le moment présent ».

« Le moment présent et la distanciation » : deux éléments clés de la méditation qui peuvent aider les patrons à prendre les bonnes décisions, sans foncer tête baissée ou avec le stress de la performance à tout prix.

Doit-on rappeler que des grands noms de l’économie mondiale comme Steve Jobs,  Oprah Winfrey, Larry Brilliant ou Rupert Murdoch méditent et avouent que cette pratique a optimisé leurs performances à tous points de vue ? Que  Google a tout un programme d’apprentissage de la méditation et de l’intelligence émotionnelle à destination de ses employés ?

Des « monastères laïcs des temps modernes »

 Si Sébastien ne souhaite pas communiquer le nom des dirigeants et entreprises qu’il « coach », il affirme que « la demande est croissante ».

Et face à ce besoin, ce spécialiste de l’accompagnement envisage de créer prochainement des « monastères laïcs des temps modernes »  proches des métropoles économiques du monde.

« Ces lieux, qui se veulent des ponts entre une forme de sagesse et les affaires ont vocation à inviter les décideurs à revenir à l’essentiel. Par des techniques simples mais éprouvées, ils pourront se reconnecter à eux-mêmes et à la nature, mettre le sens de leur action au cœur de leur réflexion, et redéfinir en conséquence leurs priorités afin de repartir dans l’action en lui donnant une portée et une qualité nouvelle ».

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Les femmes, moteurs essentiels pour donner naissance à un monde plus durable, plus prospère et plus équitable.

L’éclairage de Brandi DeCarli, diplômée de Berkeley qui vit à San Francisco et est co-fondatrice de “Farm from a box” et “TackleBox Lab”, deux entreprises dans le milieu de l’agriculture durable et des énergies renouvelables.

Alors que tous les regards se tournent vers l’élection présidentielle aux États-Unis, mais aussi vers la nomination du nouveau Secrétaire général des Nations unies, le rôle et la valeur de la gent féminine sont devenus, sans aucune surprise, un sujet de discussion majeur.

Alors que le succès des dirigeantes d’entreprises du monde entier a fait les gros titres de la presse, il est évident que nous sommes à l’aube d’un tournant de taille dans l’histoire.

Nos valeurs écologiques, économiques et politiques sont actuellement remises en question, et la progression collective des femmes marque le dénominateur commun qui les unit toutes.

Les femmes ont réalisé d’importants progrès en termes de représentation politique au cours des 20 dernières années.

Depuis 1995, le pourcentage mondial de femmes siégeant au parlement a pratiquement doublé. Ce chiffre peut sembler impressionnant, mais en réalité, il se traduit toujours par un peu plus de 20 % seulement.

Malgré les réussites politiques d’Angela Merkel ou de Michelle Bachelet, mais également l’importance historique, aux États-Unis, de la nomination d’Hillary Clinton, toute première candidate à la présidentielle, seuls deux pays sur la planète affichent une égale participation des femmes au sein du gouvernement : la Bolivie, qui compte 53 %, et le Rwanda, avec 63 %.

Tandis que les femmes sont toujours nettement sous-représentées sur la scène politique, l’écart entre les sexes au sein du secteur privé est largement à la traîne.

Actuellement, les femmes n’occupent que 4 % des 500 postes de PDG de sociétés de la revue Fortune. En 1995, aucune n’y figurait.

À l’échelle mondiale, elles ne représentent que 24 % des postes de haute direction.

En dépit de ce tableau peu reluisant, elles peuvent toutefois se révéler de puissants moteurs du développement économique.

Maddy Dychtwald, auteur de l’ouvrage « Influence: How Women’s Soaring Economic Power Will Transform Our World for the Better », a constaté que les femmes influençaient aujourd’hui 83 % de l’ensemble des dollars dépensés en achats de consommateurs.

Ce chiffre représente 20 mille milliards de dollars de dépenses annuelles dans le monde. En contribuant activement à combler l’écart en matière de leadership et à reconnaître la puissance économique de la gent féminine, les dirigeants du secteur privé peuvent exploiter l’une des ressources les plus sous-utilisées de talent, d’innovation et de rentabilité.

Les femmes sont les productrices clés du secteur de l’agriculture et les gardiennes écologiques capables de donner naissance à un approvisionnement alimentaire plus durable et plus équitable.

En fournissant plus de la moitié des denrées alimentaires de la planète, elles sont les premières affectées par le changement climatique, mais aussi les plus touchées.

Les variations climatiques, la sécheresse et les ressources limitées réduisent la production agricole et affectent les conditions de vie et de santé des agriculteurs et de leurs familles.

Les barrières auxquelles les agricultrices doivent faire face sont de taille : ne maîtrisant souvent pas le terrain qu’elles cultivent, elles ne bénéficient en outre que d’un accès plus que limité aux technologies intelligentes en faveur du climat, aux moyens financiers, mais également à la formation.

Lorsque l’on évoque les thèmes de l’égalité et de l’inclusion, il s’agit de bien plus que d’obtenir une simple place à la table des négociations.

Il s’agit en effet d’instaurer l’autonomisation et le pouvoir. Accroître ce pouvoir améliore les libertés des individus à agir, à entreprendre ce qui compte à leurs yeux et à atteindre leurs objectifs.

Nous devons transformer le statu quo et créer des communautés inclusives mettant à l’honneur la voix, l’expérience et le savoir-faire des femmes du monde entier afin qu’elles puissent devenir maîtres de leur propre destin.

Pour y parvenir, nous devons leur prêter une oreille attentive, et lancer un débat contextuel plus ouvert nous permettant de mieux comprendre les questions qui se posent et ainsi trouver les solutions les plus adaptées pour y répondre.

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