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Les femmes, moteurs essentiels pour donner naissance à un monde plus durable, plus prospère et plus équitable.

L’éclairage de Brandi DeCarli, diplômée de Berkeley qui vit à San Francisco et est co-fondatrice de “Farm from a box” et “TackleBox Lab”, deux entreprises dans le milieu de l’agriculture durable et des énergies renouvelables.

Alors que tous les regards se tournent vers l’élection présidentielle aux États-Unis, mais aussi vers la nomination du nouveau Secrétaire général des Nations unies, le rôle et la valeur de la gent féminine sont devenus, sans aucune surprise, un sujet de discussion majeur.

Alors que le succès des dirigeantes d’entreprises du monde entier a fait les gros titres de la presse, il est évident que nous sommes à l’aube d’un tournant de taille dans l’histoire.

Nos valeurs écologiques, économiques et politiques sont actuellement remises en question, et la progression collective des femmes marque le dénominateur commun qui les unit toutes.

Les femmes ont réalisé d’importants progrès en termes de représentation politique au cours des 20 dernières années.

Depuis 1995, le pourcentage mondial de femmes siégeant au parlement a pratiquement doublé. Ce chiffre peut sembler impressionnant, mais en réalité, il se traduit toujours par un peu plus de 20 % seulement.

Malgré les réussites politiques d’Angela Merkel ou de Michelle Bachelet, mais également l’importance historique, aux États-Unis, de la nomination d’Hillary Clinton, toute première candidate à la présidentielle, seuls deux pays sur la planète affichent une égale participation des femmes au sein du gouvernement : la Bolivie, qui compte 53 %, et le Rwanda, avec 63 %.

Tandis que les femmes sont toujours nettement sous-représentées sur la scène politique, l’écart entre les sexes au sein du secteur privé est largement à la traîne.

Actuellement, les femmes n’occupent que 4 % des 500 postes de PDG de sociétés de la revue Fortune. En 1995, aucune n’y figurait.

À l’échelle mondiale, elles ne représentent que 24 % des postes de haute direction.

En dépit de ce tableau peu reluisant, elles peuvent toutefois se révéler de puissants moteurs du développement économique.

Maddy Dychtwald, auteur de l’ouvrage « Influence: How Women’s Soaring Economic Power Will Transform Our World for the Better », a constaté que les femmes influençaient aujourd’hui 83 % de l’ensemble des dollars dépensés en achats de consommateurs.

Ce chiffre représente 20 mille milliards de dollars de dépenses annuelles dans le monde. En contribuant activement à combler l’écart en matière de leadership et à reconnaître la puissance économique de la gent féminine, les dirigeants du secteur privé peuvent exploiter l’une des ressources les plus sous-utilisées de talent, d’innovation et de rentabilité.

Les femmes sont les productrices clés du secteur de l’agriculture et les gardiennes écologiques capables de donner naissance à un approvisionnement alimentaire plus durable et plus équitable.

En fournissant plus de la moitié des denrées alimentaires de la planète, elles sont les premières affectées par le changement climatique, mais aussi les plus touchées.

Les variations climatiques, la sécheresse et les ressources limitées réduisent la production agricole et affectent les conditions de vie et de santé des agriculteurs et de leurs familles.

Les barrières auxquelles les agricultrices doivent faire face sont de taille : ne maîtrisant souvent pas le terrain qu’elles cultivent, elles ne bénéficient en outre que d’un accès plus que limité aux technologies intelligentes en faveur du climat, aux moyens financiers, mais également à la formation.

Lorsque l’on évoque les thèmes de l’égalité et de l’inclusion, il s’agit de bien plus que d’obtenir une simple place à la table des négociations.

Il s’agit en effet d’instaurer l’autonomisation et le pouvoir. Accroître ce pouvoir améliore les libertés des individus à agir, à entreprendre ce qui compte à leurs yeux et à atteindre leurs objectifs.

Nous devons transformer le statu quo et créer des communautés inclusives mettant à l’honneur la voix, l’expérience et le savoir-faire des femmes du monde entier afin qu’elles puissent devenir maîtres de leur propre destin.

Pour y parvenir, nous devons leur prêter une oreille attentive, et lancer un débat contextuel plus ouvert nous permettant de mieux comprendre les questions qui se posent et ainsi trouver les solutions les plus adaptées pour y répondre.

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