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Posts Tagged ‘Développement Durable’

Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets dévastateurs. Encore faut-il qu’elles modifient leurs pratiques en profondeur. C’est tout l’enjeu de la « transition » des industries vers un développement plus durable.

Diverses approches existent aujourd’hui pour caractériser cette transition.

En économie, l’une de ces approches consiste à étudier les externalités négatives que génèrent les pratiques du secteur privé sur l’environnement, le but étant d’internaliser leur coût. En gestion, la responsabilité sociale de l’entreprise est analysée au niveau de la firme individuelle. Il s’agit alors d’une stratégie qui permet de construire un avantage concurrentiel. En sciences politiques, ce sont les institutions et la régulation qui sont considérées comme le principal vecteur de changement.

Un autre aspect, assez peu étudié, concerne l’action collective entre firmes en matière de développement durable. Cette action collective s’appuie notamment sur les méta-organisations. Il s’agit d’organisations d’organisations, à l’image des associations professionnelles ou des groupes multi-parties prenantes ; on peut citer à titre d’exemple Financement Participatif France, la Fabrique de l’Industrie ou encore la FNEGE (Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises).

Ces coopérations volontaires transforment bel et bien les pratiques des entreprises individuelles, en favorisant par exemple l’adoption et la diffusion de standards ou en participant à la construction de la réglementation sectorielle.

Mais les effets de cette action collective étant sous-estimés, la perception des entreprises dans le domaine du développement durable se trouve souvent réduite au statut de pollueurs qu’il convient de réguler de manière de plus en plus contraignante. Ou encore, les firmes n’apparaissent que comme des acteurs opportunistes qui se servent du développement durable pour accroître leurs profits sans véritablement changer leurs pratiques – c’est le célèbre greenwashing.

Or cette perception biaisée affaiblit le potentiel du rôle collectif des firmes comme agents d’une transition vers le développement durable.

De l’idée au terrain

Une autre approche de cette transition est pourtant possible. Elle consiste à étudier les formes de gouvernance coopérative sectorielle pour le développement durable et leurs effets sur les pratiques des entreprises individuelles.

Dans une étude publiée en septembre 2015, nous avons ainsi analysé l’appartenance d’une firme du secteur pétrolier à des méta-organisations ; le but était d’observer comment le développement durable, en tant qu’idée abstraite et globale, peut produire par un enchaînement de mécanismes des transformations concrètes et locales au niveau de la firme elle-même.

L’idée de développement durable – telle que promue par les institutions internationales comme l’ONU – est discutée et mise en œuvre collectivement grâce aux méta-organisations. Il s’agit par, exemple, du UN Global Compact, une méta-organisation internationale dédiée à la transition vers le développement durable ; elle rassemble tous types de secteurs et comprend des membres de la société civile.

Il peut aussi s’agir de méta-organisations sectorielles comme l’IPIECA (spécialisée dans les questions environnementales dans le secteur pétrolier) ou intersectorielles, comme la Global Business Initiative for Human Rights qui traite de problèmes de droit de l’homme au sein de différents secteurs industriels.

Dans cette étude de cas, la firme pétrolière (en tant que membre de méta-organisations) se trouve impliquée en déléguant des collaborateurs issus de différentes directions ou services concernés par le développement durable.

Ces collaborateurs dialoguent avec leurs homologues, même lorsqu’il s’agit de concurrents. Ils échangent des informations, des signaux faibles et développent collectivement des bonnes pratiques, dans une forme de « coopétition » (qui combine les avantages de la coopération et de la compétition). Ils retransmettent ensuite ces informations et guides à des comités internes à la firme.

Puis les comités pilotent et coordonnent l’application des principes de développement durable à travers une directive à l’échelle du groupe. Ils mettent aussi en place des dispositifs locaux et opérationnels ; à l’image du community liaison officer, interface entre la filiale et les communautés locales. Ces community liaison officers peuvent jouer un rôle de sensibilisation aux risques (sismiques, par exemple), se faire le relais de plaintes vis-à-vis de la l’organisation ou encore encadrer le recrutement local.

Afin de surveiller les progrès en matière de développement durable, la firme procède à de multiples reporting au niveau de ses filiales ; elle communique ensuite sur ses activités en matière de responsabilité sociale auprès des méta-organisations dont elle est membre et à qui elle doit rendre des comptes.

Les vertus et les limites du collectif

Dans cette étude, le développement durable apparaît comme une doctrine imprécise qui suit une chaîne de mécanismes pour devenir efficace en s’incarnant dans les pratiques des firmes.

Cette chaîne de mécanismes de gestion va du chaînon le plus global (les instances internationales) au chaînon le plus local et opérationnel (le dispositif de community liaison officer dans les filiales). C’est ainsi que l’idée de développement durable s’incarne sur le terrain.

Cette chaîne a toutefois pour conséquence d’augmenter, pour les acteurs, la complexité organisationnelle : multiplication des méta-organisations, des comités internes aux firmes, des standards et des obligations de reporting, des indicateurs de performance extrafinancière, des injonctions des diverses parties prenantes…

Dans cette situation, l’effort d’organisation semble produire de la désorganisation, à la fois interne et externe. Celle-ci est susceptible de renforcer les situations d’hypocrisie organisationnelle ou de découplage (qui désigne le décalage entre le discours d’une organisation et ses actions). Ainsi, la volonté de cadrage par les industries paraît s’accompagner presque inévitablement de multiples débordements.

Les enjeux du développement durable appellent des solutions collectives de la part des industries. Ces solutions passent par la gouvernance sectorielle et les méta-organisations. Pourtant, en cherchant à répondre à ces enjeux en s’organisant collectivement, les firmes se retrouvent confrontées à des effets non anticipés de complexité.

Il devient alors difficile de distinguer ce qui relève de la sur-organisation ou de la désorganisation.. Mais ce chaos organisationnel est sans doute le préalable à la transition des industries vers la réalisation de ce que l’ONU a identifié comme les 17 objectifs de développement durable à atteindre dans les prochaines décennies. De nouvelles formes de gouvernance par les méta-organisations sont ainsi à inventer afin de faciliter cette transition.

Dans le secteur de l’économie collaborative, Financement Participatif France constitue ainsi un cas d’école dont pourraient s’inspirer bien d’autres secteurs. Afin de prendre en compte des intérêts sociétaux plus larges, cette méta-organisation a accueilli un déontologue ainsi qu’un organe de représentation des parties prenantes qui prend part aux décisions.

C’est dans ces nouveaux formats que des pistes de gouvernance de la transition vers le développement durable sont à explorer et à développer.

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Evolution Chine WPAux moments où les Deux Sessions approchent de la fin à Beijing, le Quotidien du Peuple en ligne a interviewé Nathalie Bastianelli.

Bonne connaisseuse de l’Empire du milieu où elle a vécu, Nathalie a fondé Belong & Partners, une plateforme dédiée à la rencontre des entreprises occidentales et du monde émergent autour des enjeux du développement durable.

Je vous en livre un extrait

Quotidien du Peuple en ligne : comment percevez-vous le rôle du gouvernement dans la protection de l’environnement en Chine ?

Nathalie Bastianelli : La Chine est reconnue par un grand nombre d’experts internationaux comme le pays qui a la volonté de faire évoluer son modèle économique vers un modèle plus responsable et plus durable et qui investit le plus sur les solutions. En Chine, l’organisation centralisée du pouvoir fait que les gens sont habitués à ce que les problèmes soient gérés par le gouvernement. La solution vient du haut, il y a cependant une difficulté à la faire appliquer au niveau des provinces du fait d’une forte corruption. Mon message vient dire que le gouvernement fait bien sûr sa part mais que d’autres acteurs doivent également faire leur part, notamment les entreprises privées chinoises ou étrangères implantées ici, ainsi que les consommateurs chinois.

Il y a une grande conscience de la population chinoise sur le contexte actuel : pour eux le changement climatique n’est pas une menace mais une réalité. Mais la plupart des Chinois n’ont pas encore conscience qu’ils peuvent aider à changer les choses.

Quotidien du Peuple en ligne : quelle est la situation des marques organiques chinoises ?

Nathalie Bastianelli : Le problème en Chine, c’est que les Chinois n’ont pas confiance dans leurs propres produits organiques. Je connais une marque chinoise de produits d’hygiène (shampoing, produits pour la maison). Ce sont des produits 100% fabriqués en Chine et 100% organiques, or le producteur doit prétendre qu’ils sont « fabriqués en Australie » sur leur site et dans la communication pour les vendre ici.

Les Chinois font confiance aux marques étrangères mais pas aux marques locales. C’est un vrai problème. Le gouvernement devrait aider ces entreprises-là, faciliter leur développement. Pour donner un exemple, on interdit depuis quelques mois à ces sociétés d’utiliser le terme « organique » car ce mot doit maintenant être réservé pour les produits alimentaires mais on ne leur apporte pas la solution sur comment communiquer sur leur mode de production durable.

Quotidien du Peuple en ligne : comment voyez-vous l’état économique actuel de la Chine et son avenir ?

Nathalie Bastianelli : La croissance en Chine est en baisse depuis quelques années. J’y vois deux raisons principales : la Chine est encore basée sur un modèle d’exportation et les crises des pays occidentaux ont une répercussion immédiate sur la croissance chinoise. L’économie du pays ne reposant pas encore suffisamment sur son marché intérieur.

Par ailleurs, la Chine souhaite passer d’une économie des industries lourdes à une économie de services pour faire évoluer son modèle et le rendre plus qualitatif. Cela va contribuer à rendre sa croissance à venir plus équilibrée. Un officiel chinois lors d’un déplacement en France a ainsi évoqué :

l’Europe a réussi sa révolution industrielle, ces 30 dernières années nous nous sommes développés sur votre modèle et nous avons échoué, le prix à payer est trop cher au niveau environnemental et humain. Mais l’Europe est en train de rater sa révolution verte, et nous allons réussir la notre .

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Quotidien Chinois

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Image chine vs occidentMinh-Thu Dinh Audouin, journaliste scientifique et Olivier Dubigeon, fondateur de Sustainway un cabinet spécialisé en développement responsable, nous invite à un voyage à travers différents mode de pensée.

Leur ouvrage, « Regards croisés entre Occident et Asie sur le développement responsable – La chimie à l’épreuve de la sagesse », propose une réflexion inédite autour de la chimie dans un monde en rupture sociétale et écologique. Interview croisée de ces deux auteurs dont la démarche originale interpelle.

Votre approche philosophique voire spirituelle développée dans cet ouvrage est atypique. Pourquoi avoir développé votre réflexion sur le développement responsable sous ce prisme ci ?

O. D. : Nous sommes entrés en transition : entre globalisation (générant un croisement ou « choc » des cultures) et incertitudes (résultantes de la montée d’une double rupture sociétale et environnementale), l’économie de marché, la science (en particulier la chimie), la technologie, l’exercice même de la démocratie sont réinterrogés. Nous avons besoin de réintégrer le sens dans ce que nous faisons, vers la cible d’un développement harmonieux et à long terme. Ce qui conduit à réinterroger le sens de « valeur ». Au Moyen Âge « valeur » signifiait « force de vie » : cela ne saurait se confondre avec le PIB ou le chiffre d’affaire…

M.-T. D.-A. : Habituellement, on aborde le « développement durable » en mettant en avant des produits, des technologies (piles à combustibles, panneaux photovoltaïques…), ou encore des connaissances physico-chimiques (analyses de cycles de vie de la matière, etc.), des réglementations, des labels… Nous ajoutons qu’un « développement » ne sera « responsable » que s’il s’inscrit dans un développement des capacités humaines, à savoir : prendre ensemble notre avenir en main plutôt que subir les pressions (sociétales, écologiques, réglementaires, court terme…) et entrer en compétition individuelle à tout prix ; ouvrir  notre conscience au monde et à l’altérité et entrer dans la logique de la réciprocité sur cet espace commun qu’est la planète.

Vous faites appel à l’apport de la culture asiatique. Que nous apprend-elle sur le développement responsable ? De notre relation au monde ?

M.-T. D.-A. : L’une des sagesses, enseignée par Confucius, est de sans cesse étudier et apprendre à se connaître – ce « travail sur soi » est aussi l’objectif du Bouddhisme et du Taoïsme -, en ayant à tout moment conscience de ses limites du moment, et donc en renonçant à l’illusion que l’on puisse tout faire, tout savoir, tout contrôler. C’est cette sagesse d’humilité qui ouvre notre regard vers les autres et sur le monde, dont nous sommes interdépendants, et qui nous entraîne à l’écoute et au partage dans la confiance. Selon les sagesses asiatiques, l’humain a toutes les solutions en lui pourvu qu’il s’écoute et ne se laisse pas gouverner par des besoins illusoires. Le monde se construit ainsi à l’image de l’humain qui apprend à ouvrir sa conscience par l’expérience.

O. D. : La conscience de ses propres limites pose la question : l’entreprise entretient-elle le vivant ou le dégrade-t-elle ? Y répondre passe par l’établissement d’une « éthique du soin » :

•   rétablir la circulation des flux de matière, d’énergie, les flux financiers, humains, de motivations, d’idées, etc… Et aussi les flux entre les parties prenantes : consommateurs, collectivités territoriales, citoyens,… (l’harmonie des flux est au cœur de la sagesse taoïste) ;
•    passer de la logique de domination (dans la compétition) à la coopération (ouverture à l’altérité).

Le défi consiste à réintégrer le principe de réciprocité entre l’Homme et la Nature en vue de restaurer un fonctionnement équilibré de la Société.

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PME RSEAccompagner les PME sur la voie du développement durable, un défi pour le 21ème siècle?

Pour les chercheurs du REDD, ceci renvoie explicitement à la question centrale de l’accompagnement de ces acteurs économiques en quête d’une approche spécifique à laquelle les huit défis de leur rapport font écho.

Et ainsi de préciser que : Si les PME sont naturellement en quête de performance, celle-ci est étroitement liée à l’intégration dans leur stratégie de considérations sociales, sociétales et environnementales, d’où la notion de performance globale. Et qu’au regard de leurs multiples parties prenantes (clients, fournisseurs, salariés, etc.), l’enjeu pour ces organisations est finalement de contribuer à la création de valeur partagée .

Le rapport du REDD revient sur la nécessité « d’éducation » au développement durable qui trop souvent se limite au enjeux environnementaux, ce qui implique concrètement d’éduquer plus largement les gestionnaires de PME ainsi que le grand public et de diffuser les bonnes pratiques.

Vers une démarche particulière pour les PME.

Le rapport recommande de tenir compte, pour soutenir une démarche RSE, des spécificités des PME comme :

  • le rôle-clé joué par le dirigeant (notamment par la mobilisation de ses réseaux d’influence) : en PME, le dirigeant assume de multiples fonctions et tient le premier rôle en matière de stratégie.
  • un fort ancrage territorial : les PME sont des acteurs privilégiés des territoires. À ce titre, les institutions locales sont de plus en plus attentives aux démarches responsables menées par ces organisations et volontaires pour les accompagner dans cette voie.
  • une structure informelle et une stratégie implicite permettant une grande flexibilité qui peut parfois générer des difficultés pour les PME en comparaison avec des grandes entreprises.
  • une prise de décision intuitive qui peut avoir besoin ponctuellement d’un soutien extérieur pour gagner en légitimité, d’où l’importance d’un accompagnement différencié des entrepreneurs engagés (ou candidats à un engagement responsable) qu’ils soient créateurs ou repreneurs d’entreprise.

Si les freins à l’engagement des PME sont actuellement bien identifiés, des recherches sont toujours nécessaires sur l’accompagnement de ces entreprises, y compris dans le cadre d’opérations collectives.

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REDD

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Ambitions contrariéesLes dirigeants des grandes entreprises au niveau mondial demeurent engagés en faveur du développement durable mais font part de leurs ambitions contrariées en la matière et en appellent à des politiques incitatives des gouvernements.

La plus vaste étude internationale dans ce domaine, menée auprès des dirigeants d’entreprise membres par le Pacte mondial des Nations Unies et Accenture, identifie les bonnes pratiques des entreprises qui conjuguent forte présence sur leur marché et leadership en développement durable.

L’étude montre que plus des deux tiers des dirigeants d’entreprise – 67 % – jugent insuffisants les efforts des entreprises pour relever les défis mondiaux en matière de développement durable. Désireux d’intégrer le développement durable à tous les échelons de leur entreprise, la grande majorité de ces dirigeants en appelle désormais à des mesures d’incitation et de récompense pour les entreprises les plus avancées dans ce domaine afin de libérer tout le potentiel du secteur privé.

Alors que le Pacte mondial des Nations Unies continue d’enregistrer une forte croissance avec près de 8 000 entreprises participantes, l’étude démontre une prise de conscience grandissante, au sein des entreprises aux quatre coins du monde, des opportunités offertes par le développement durable.  ces dirigeants pensent aussi majoritairement que le climat économique ainsi qu’une série d’autres priorités font obstacle à l’intégration à grande échelle du développement durable dans leur entreprise.

93 % des responsables interrogés considèrent les aspects environnementaux et sociétaux ainsi que les questions de gouvernance comme importants pour l’avenir de leur entreprise

Si ils sont convaincus que les entreprises doivent ouvrir la voie pour relever les défis du développement durable, ces responsables pointent néanmoins un certain nombre d’obstacles :

  • Le manque de ressources financières est le principal frein aux progrès en matière de développement durable
  • L’incapacité à faire le lien entre le développement durable et la valeur pour l’entreprise
  • Les consommateurs feront toujours passer le développement durable au second plan, derrière le prix, la qualité et la disponibilité
  • La vision à court terme des marchés financiers

Un appel à des partenariats avec les gouvernements et à une intervention du marché

L’enquête révèle que les chefs d’entreprise demandent une collaboration accrue entre les entreprises, les gouvernements et les responsables politiques. Interrogés sur les instruments politiques qu’ils jugent prioritaires

  • 55 % indiquent les réglementations et les normes
  • 43 % appellent les gouvernements à adapter les subventions et les mesures d’incitation
  • 31 % souhaitent une intervention sous la forme de taxes.
  • 21% préfèrent des mesures moins contraignantes, telles que les campagnes d’information et les démarches volontaires

Les entreprises performantes dans le développement durable

S’appuyant sur la méthodologie d’Accenture pour l’évaluation des entreprises performantes, l’étude identifie un certain nombre d’approches particulièrement susceptibles d’être suivies par ce qu’elle appelle les « leaders transformationnels » en pointe dans le développement durable. L’analyse révèle que ces leaders donnent l’exemple aux autres entreprises :

  • 81 % voient dans le développement durable, l’accès à de nouveaux marchés, le développement de nouveaux produits et services et un facteur de différenciation de leurs offres grâce à de meilleures performances sociétales et environnementales
  • 81 % pratiquent le reporting intégré des indicateurs financiers et durables
  • 95 % déclarent qu’ils vont investir et se lancer dans de nouvelles technologies en matière de développement durable au cours des cinq prochaines années

« Les chefs d’entreprise sont manifestement déçus que les marchés ne soient pas alignés sur le développement durable comme ils l’avaient espéré il y a trois ans et ils souhaiteraient voir les gouvernements agir davantage pour créer un cadre favorable. Cependant, la bonne nouvelle est qu’ils n’ont pas perdu la foi dans le rôle moteur des entreprises pour le développement durable », conclut Bruno Berthon Directeur Général de l’activité Conseil en Stratégie et Développement Durable d’Accenture monde.

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AccentureAccéder à l’étude >ICI

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QuebecLes municipalités, de par la Loi sur les compétences municipales, se trouvent au cœur des discussions portant sur le développement durable et les changements climatiques.

C’est ce que nous présente Johanne Gélinas dans son excellent article en direct de Montréal et qui pourrait bien inspirer nos territoires français.

Elles jouent un rôle de premier plan sur plusieurs sujets, dont la gestion des matières résiduelles, la gestion de l’eau potable et des eaux usées, le développement social et économique, pour n’en nommer que quelques-uns.

De plus en plus de municipalités adoptent une démarche de développement durable. En effet, selon un récent sondage réalisé par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire auprès d’organismes municipaux, toutes les municipalités de plus de 100 000 habitants déclarent avoir une démarche de développement durable. Le pourcentage diminue cependant avec la taille de la population de la municipalité.

Il n’existe pas d’approche unique.

Chaque municipalité doit faire face à des enjeux précis en raison des particularités du territoire, tant au niveau géographique que démographique. C’est pourquoi les démarches et les actions entreprises par les municipalités ne peuvent pas être reproduites sans ajustements. Cependant, il existe des impératifs pour les municipalités qui désirent élaborer une démarche cohérente et pérenne en développement durable.

  • Débuter par une analyse afin d’identifier les risques et les opportunités liés au développement durable.
  • Développer une stratégie en matière de développement durable intégrée à la planification stratégique de la municipalité .
  • Établir un plan d’action afin de définir et d’ordonnancer les actions liées au développement durable.
  • Développer un tableau de bord interne afin de suivre la performance de la municipalité au regard des cibles fixées.
  • Communiquer sa performance en matière de développement durable à la population.

Il n’est pas suffisant d’établir une démarche de développement, encore faut-il que la municipalité puisse faire état de sa progression. Le sondage réalisé par le MAMROT indique d’ailleurs qu’il s’agit d’une lacune dans les démarches actuelles. Seules 40 % des municipalités qui ont une démarche de développement durable effectuent une reddition de comptes auprès de leurs parties prenantes.

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antarctique-les-plateaux-de-glace-fondent-aussi-par-dessous-4526Les plateaux de glace de l’Antarctique perdent plus de glace que prévu par leur surface inférieure, immergée dans l’eau.

Je représente souvent le rapport entre les enjeux du développement durable et les pratiques de responsabilité sociétale par l’image d’un iceberg. Le développement durable en est la partie émergée, celle que l’on voit, sur laquelle l’entreprise communique et engage des actions, mais surtout celle qui fond en premier.

La RSE quand à elle représente la partie immergée en lien avec le capital immatériel de l’entreprise. Celle ci existe et même si elle est peu visible, elle ne demande qu’à être valorisée et développée, ce à quoi s’engage bon nombre d’entreprises qui ont compris que l’important n’est pas seulement ce qui se voit, mais ce qui se vit dans le quotidien de ses activités.

La Responsabilité sociétale serait-elle soluble dans l’eau ?

Des travaux menés par une équipe internationale de scientifiques révèlent que la perte de glace qui affecte les plateaux de glace de l’Antarctique est tout autant causée par les chutes brutales de morceaux de glace que par un mécanisme plus insidieux, et surtout bien moins visible : la fonte de leur surface inférieure, immergée dans l’eau.

En effet, selon ces travaux publiés le 15 septembre 2013 dans la revue Nature, la part de la perte de masse des plateaux de glace proviendrait tout autant de la chute de morceaux de glace que de la fonte de la surface inférieure et immergée des plateaux de glace. Pour certains d’entre eux, notamment ceux dont la désagrégation serait avancée, la fonte affectant la face inférieure et immergée serait même impliquée dans 90 % de la perte totale de masse.

La mise au jour de ce phénomène pourrait notamment aider à mieux modéliser et anticiper les conséquences de la fonte des glaces en Antarctique sur le niveau des océans.

À l’heure actuelle, 2800 km³ de glace quittent chaque année les plateaux glacés de l’Antarctique.

Et combien d’entreprises s’éloignent des enjeux du développement durable en ne prenant pas assez en compte leur propre dimension RSE?

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Journal de la science

Crédit photo :  Georges Nijs

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